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Comment réussir à bien nourrir son chat ?

Tout comme il l’est pour nous humains, le sujet de l’alimentation de nos animaux de compagnie pose de nombreuses questions, comment bien nourrir son chat ? On le sait, l’alimentation est déterminante pour la santé et le bien-être de chacun. Et le chat ne fait pas exception en la matière. Comprendre le fonctionnement du comportement alimentaire de nos félins est essentiel pour leur équilibre. Cet article vous donnera les clés pour connaître, répondre et respecter la nature et les besoins de votre matou.

Nourrir son chat

1 – Le chat, un carnivore strict

Si l’Homme est classé comme omnivore et le chien comme carnivore à tendance omnivore, le chat quant à lui est qualifié de carnivore strict. Ce qui veut dire que pour être en bonne santé, il a impérativement besoin de protéines d’origine animale dans son alimentation. Il est en effet incapable de métaboliser certains nutriments indispensables à sa survie quand ils sont d’origine végétale. Le chat doit par exemple impérativement trouver dans sa nourriture un acide aminé spécifique, la taurine, indispensable notamment au bon fonctionnement musculaire et présente seulement dans les sources alimentaires d’origine animale.

Si le chat chasse et se nourrit exclusivement de proies, il trouvera naturellement les éléments nutritifs dont il a besoin, par contre, pour les chats nourris partiellement ou totalement par l’humain, les rations qu’elles soient issues de l’industrie agro alimentaire ou préparées par les propriétaires doivent répondre au régime alimentaire du chat. 

2 – Le comportement alimentaire du chat

La nature a génétiquement programmé le chat pour qu’il bouge afin qu’il trouve sa nourriture, qu’il la chasse, qu’il la capture et qu’il la consomme. Il va passer des heures à observer les proies, à les poursuivre, à faire des sprints, à essayer de les capturer. Le chat chasse des proies de petites tailles. Il a besoin de beaucoup chasser, environ 15 à 30 proies par jour pour n’en manger que 10 à 15. Il ne réussit pas son coup à chaque fois !

Le chat fait donc instinctivement de nombreux petits repas tout au long de la journée, c’est un grignoteur. Ce qui veut dire que nos chats domestiques doivent avoir une alimentation se rapprochant de ce modèle, soit en libre-service jour et nuit. Attention, libre-service ne signifie pas “à volonté”. Il est important de respecter une ration journalière adaptée pour éviter le surpoids dont souffre un grand pourcentage de la population féline en milieu clos souvent hypostimulant.

L’activité de recherche alimentaire est un réel besoin qu’il est important de respecter. Ce besoin représente environ 60 % du temps d’activité du chat soit en moyenne 3 heures par jour.

Afin de concilier alimentation en libre-service et investissement physique et cognitif, il peut être judicieux d’utiliser des gamelles ludiques plutôt que des gamelles traditionnelles. Ces dispositifs permettent au chat de retarder l’ingestion de sa ration et donc de lui apporter la satiété plus rapidement. Par ailleurs, ils demandent un effort physique (locomotion, mouvements de patte) et cognitif (réfléchir à comment obtenir sa ration) qui consomme de l’énergie tout comme une activité de chasse. 

3 – Le comportement dipsique du chat

À l’alimentation on peut associer l’hydratation et le comportement dipsique (ou comportement de prise de boisson). Le chat est un animal d’origine désertique qui boit peu et qui est exigeant sur la distribution d’eau : lieu et qualité de l’eau. Ceci associé à sa fragilité sur le plan urinaire et rénal, le sujet de l’eau demande une vigilance particulière. Certains chats n’apprécient pas l’eau placée à côté de leur nourriture au risque que cette dernière souille l’eau.

L’eau statique dont la fraîcheur se dégrade au fil du temps peut également ne pas être appréciée. Il n’est pas rare de voir les chats préférer l’eau courante, plus oxygénée, qui coule du robinet. Il est donc conseillé d’éloigner l’eau de la nourriture, de régulièrement renouveler l’eau et laver le bol, de proposer plusieurs points d’eau et/ou des fontaines à eau. 

4 – Les différents types d’alimentation

Croquettes et pâtées issues de l’industrie agro alimentaire, ration ménagère ou Barf, il existe différentes façons de nourrir nos chats domestiques. Qu’elle soit industrielle ou préparée à la maison, l’alimentation du chat doit respecter ses besoins nutritionnels stricts, en protéines, glucides, lipides, vitamines et sels minéraux. Elle doit également être adaptée à chaque individu en tenant compte de son âge, de son état physiologique (stérilisé ou non) et de son mode de vie (accès à l’extérieur, dépense physique…).

D’autre part, en raison de leur état de santé (obésité, diabète, troubles urinaires …), certains chats peuvent avoir besoin d’une alimentation spécifique en lien avec leur pathologie. Suite au diagnostic établi par le vétérinaire, c’est ce dernier qui prescrira  l’alimentation à fournir faisant ainsi partie intégrante du traitement.

Il existe sur le colossal marché de la nutrition animale un choix cornélien en termes d’alimentation pour nos félins. Facile à stocker et à conserver, déjà préparée et considérée comme plus économique, l’alimentation industrielle est plébiscitée ! 99,5 % des propriétaires de chats achètent des aliments industriels pour leurs animaux – que ce soit pour les utiliser de façon exclusive ou de façon mélangée à d’autres produits alimentaires (étude Facco/Kantar).

Deux conseils peuvent être à retenir sur ce type d’alimentation. Le premier concerne la composition, en s’assurant que les protéines d’origine animale soient majoritaires dans la composition et de bonne qualité. Le second est de tenir compte de la faible teneur en eau des croquettes (entre 5 et 10 %), nourriture sèche et d’y apporter en complément de la nourriture humide (pâtées, sachets) qui propose une teneur en eau d’environ 75 %, proche de celle des proies. C’est ce que l’on appelle la binutrition. Rappelons la sensibilité accrue du chat aux pathologies rénales et urinaires, son absorption d’eau est donc à garantir.

Soucieux de la bonne santé de leur chat, de connaître la provenance des matières premières et méfiants à l’égard des produits industriels, de plus en plus de propriétaires décident de préparer eux-mêmes les repas de leur félin. Il existe la ration ménagère qui consiste à nourrir son chat de viande et de légumes cuits et le régime Barf (Biologically Appropriate Raw Food) préparé à base de viande crue. Complexe à équilibrer et devant être supplémenté en sels minéraux et vitamines, il est conseillé d’être accompagné par un vétérinaire nutritionniste afin de garantir à la fois les justes quantités et proportions de la ration et ce afin d’éviter entre autres les carences.

Dans ces deux solutions, la composition, la provenance des matières premières et le processus de fabrication sont totalement maîtrisés.Toutefois, aujourd’hui, et les chiffres en témoignent, pour la grande majorité des propriétaires de chats, ces avantages ne l’emportent pas sur les contraintes que ces deux régimes alimentaires représentent en terme de temps de préparation, de stockage, de coût et de risques (carences).  

5 – Les aliments toxiques

De nombreux aliments présents sur nos tables et inoffensifs pour l’humain, peuvent représenter un réel danger pour les chats. Dans certains cas, selon les quantités ingérées, leur absorption peut représenter une urgence vitale. En voici quelques-uns qu’il est prudent de ne pas mettre à portée de nos félins.

Le chocolat

En particulier le chocolat noir et le cacao – est toxique pour les chats. Il contient de la théobromine, une molécule proche de la caféine et un stimulant cardiaque. Difficilement métabolisée par l’organisme du chat, elle s’accumule dans le corps et a des conséquences sur les organes vitaux atteignant le système nerveux central, altérant la circulation du sang et les fonctions respiratoires et urinaires. Selon la quantité ingérée, l’ingestion de chocolat peut conduire au décès. Cette même molécule, la théobromine est présente dans le café et le thé, tous deux également toxique pour le chat.

L’oignon et l’ail

Qu’ils soient crus, cuits, en poudre, ou séchés, sont très toxiques pour le chat. Ils contiennent du thiosulfate, un composé soufré qui détruit les globules rouges. En cas d’ingestion, le chat peut souffrir d’une grave anémie, de troubles digestifs et respiratoires. Les autres végétaux de la famille des alliacées comme les poireaux, la ciboulette, l’échalote sont également à proscrire. Une faible quantité (quelques grammes) peut suffire à provoquer une intoxication.

L’avocat (feuille, fruit et graine ou noyau)

Préconisé dans l’alimentation humaine, est toxique pour bon nombre d’espèces animales et le chat ne fait pas exception. Cest un aliment très gras, qu’il digère mal. Et il peut s’avérer mortel. Il contient de la persine, une toxine fongicide aux effets très graves sur la santé des animaux. C’est un acide gras que l’organisme de la plupart des animaux, dont celui du chat, n’arrive pas à métaboliser. Elle peut engendrer essoufflements, œdèmes, vomissements, diarrhées et troubles cardiaques. Les conséquences peuvent toutefois varier en fonction de la quantité d’avocat ingérée, mais aussi de la variété dont il s’agit. Le Gemala et le Nabal sont les variétés d’avocat les plus toxiques chez les animaux..

Le raisin

Frais ou sec, est un aliment toxique pour le chat qui peut provoquer une insuffisance rénale grave. Les noyaux contiennent des substances potentiellement mortelles, de par leur teneur en glycoside cyanogène. Ces toxines végétales ont la capacité de produire du cyanure. L’intoxication se manifeste par des troubles digestifs (vomissements, nausées, diarrhée, douleur abdominale), une soif excessive, un manque d’appétit, des mictions fréquentes. Dans les cas les plus graves, les reins peuvent cesser de fonctionner. En règle générale, les fruits à noyaux et à pépins sont à éviter.

Cette liste d’aliments déconseillés est non exhaustive, on pourrait encore citer la pomme de terre crue, le lait, les noix notamment de Macadamia, certains champignons, l’alcool, les os cuits, les produits salés et sucrés, le tabac, la plupart des noyaux et pépins de fruits, la pâte à tarte crue…. La prudence est donc de mise !

6 – Les troubles alimentaires du chat

Un chat glouton ou qui à l’inverse boude sa gamelle, qui souffre de diarrhées ou de vomissements  … voilà quelques exemples de symptômes indiquant des troubles chez le chat qui peuvent être en lien avec son alimentation, mais pas que ! 

Pour comprendre les causes des symptômes observés, il est indispensable en première intention de consulter un vétérinaire afin d’éliminer toute pathologie médicale. Si l’alimentation peut être à l’origine de carences ou d’intolérance, le mode de distribution de la nourriture, le manque d’activité, le stress .. peuvent également être à l’origine d’un déséquilibre pour le chat qu’il peut compenser à travers entre autres le comportement alimentaire. 

Même si certains peuvent s’en accommoder et s’y adapter sans trop de conséquences, donner au chat de gros repas 1 ou 2 fois par jour facilite les troubles métaboliques, les comportements de prédation redirigés, le diabète ainsi que le stress. Par ailleurs, le rationnement empêche le chat de s’autoréguler et peut augmenter l’obsession sur la ressource nourriture : plus une ressource est rare, plus elle a de la valeur et cela risque de conduire le chat à consommer plus vite sa ration et donc à prendre du poids ou encore à vomir ses croquettes tout juste ingérées.

Afin de prévenir l’apparition de troubles dans ce domaine, il est essentiel de fournir au chat une alimentation adaptée à son régime de carnivore strict, de lui proposer une alimentation en libre service et de lui garantir un niveau d’activité correspondant à ses besoins. Un chat en manque d’activité lié à ses besoins de recherche alimentaire : chasse, sauts, capture, …peut le manifester sur des objets qui sont inappropriés – pour l’humain – . Pour le chat ça l’est !

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La marche en laisse avec son chien est souvent perçue comme uniquement une question d’éducation canine : apprentissage des ordres, gestion des distractions… Pourtant, un facteur essentiel est fréquemment négligé : la posture et les émotions du maître lui-même. 

Plusieurs recherches en psychologie et en éthologie montrent que notre façon de marcher en tant qu’humain reflète notre état émotionnel, mais peut aussi l’influencer. Cette réalité entraine des conséquences directes sur le chien, particulièrement lors des balades. 

chien en balade

La démarche humaine : un indicateur démotions 

Des études en psychologie comportementale ont démontré que les observateurs sont capables d’identifier l’état émotionnel d’une personne uniquement à partir de sa démarche (Montepare & Zebrowitz, 1993 ; Michalak et al., 2009). Une posture voûtée et une marche lente sont associées à des émotions négatives, tandis qu’une démarche dynamique et ouverte renvoie une image plus positive. 

Plus encore, les travaux de Michalak (2009) ont montré que modifier volontairement sa démarche peut influencer l’état émotionnel, notamment en réduisant les pensées négatives. Le corps agit donc comme un levier bidirectionnel entre posture et émotions. 

Le chien, un spécialiste de la lecture des signaux humains 

Les chiens ont développé, au cours de la domestication, une capacité unique à lire le langage corporel humain. 

Une étude de Müller et Schmitt (2014) a démontré que les chiens sont capables d’interpréter les émotions humaines à partir de signaux visuels, auditifs et olfactifs. D’autres recherches (Turcsán et al., 2015) confirment que les chiens ajustent leur comportement en fonction de l’état émotionnel de leur propriétaire. Enfin, des travaux sur la synchronisation émotionnelle (Buttelmann & Tomasello, 2013) montrent que les chiens peuvent adopter des réponses émotionnelles alignées avec celles de leur humain. On pourrait donc parler de contagion émotionnelle, de la part de l’humain sur son chien. 

cours avec un éducateur canin

Comment cela est retranscrit dans la marche en laisse ? 

Le lien entre l’état émotionnel du maître et le comportement du chien est particulièrement visible lors des balades et d’autant plus en marche en laisse. Une étude de Sundman et al. (2019) a mis en évidence une corrélation entre le niveau de stress du propriétaire et celui du chien, mesuré via le cortisol. Cela signifie que le stress humain peut se transmettre directement au chien et de multiple façon. La première est liée aux hormones que nous dégageons, que le flair surpuissant du chien capte facilement. Ces odeurs lui donnent un énormément d’indications sur notre état émotionnel et il adaptera son comportement au vôtre. Ensuite, tout au long de la balade, il remarque nombre de signaux corporels qui peuvent avoir une influence sur son comportement.   

Concrètement, un humain stressé aura tendance à : 

  • Tendre et tirer la laisse  
  • Adopter un rythme de marche irrégulier  
  • Anticiper les dangers, tressaillir, sursauter…  

Ces signaux sont perçus par le chien comme des indicateurs d’un environnement potentiellement menaçant, ce qui peut entraîner : 

  • Traction en laisse dû au surplus d’émotion 
  • Hyper vigilance  
  • Potentielle réactivité (aboiements, saut sur les passants…) 

Si l’humain adopte une posture détendue et un rythme stable, l’état émotionnel du chien sera plus apaisé et il pourra se concentrer sur sa balade. Un humain en confiance, avec une posture droite et stable, est sécurisant pour un chien.

Améliorer la marche en laissde son chien en modifiant son propre comportement 

Les données scientifiques confirment qu’il est essentiel de ne pas se concentrer uniquement sur le chien pour améliorer la marche en laisse. 

Plusieurs ajustements simples peuvent avoir un impact significatif : 

  • Adopter une démarche fluide et régulière  
  • Relâcher les tensions corporelles  
  • Réguler sa respiration  
  • Maintenir une posture stable et droite 

Ces éléments permettent d’envoyer des signaux cohérents et rassurants, facilitant l’apaisement du chien. La relation entre l’humain et le chien repose sur une communication permanente, en grande partie non verbale. Les recherches sur la contagion émotionnelle et la synchronisation physiologique montrent que le chien ne réagit pas uniquement aux ordres, mais aussi à l’état interne de son propriétaire. Cette dimension est essentielle pour comprendre certains comportements en balade.

La qualité de la marche en laisse ne dépend donc pas uniquement des apprentissages du chien. Elle repose aussi sur la capacité du maître à gérer son propre état émotionnel et sa posture. En travaillant sur sa manière de marcher et ses émotions lors des balades, il est possible d’améliorer significativement la qualité des sorties tout en renforçant la relation avec son animal. Adopter cette approche permet d’aller au-delà des techniques classiques pour s’inscrire dans une compréhension plus globale et plus efficace du comportement canin. 

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