Qu'est-ce que ce métier ? 

Tout d'abord, demandons nous quel est le cadre de l'activité du Comportementaliste : Le plus courant est d'être en relation avec une famille propriétaire d'un animal, ou plusieurs, manifestant des comportements indésirables pour l'environnement.

Ces comportements indésirables, quels sont-ils ? 
Ils sont de tous ordres, agression, agressivité, anxiété, phobies, fugue, destructions, vocalisations, et bien d'autres encore...

Quelles sont leurs causes ?

  • Parfois inhérentes aux origines de l'animal, parfois provenant de la médiocre qualité de la socialisation et de la sociabilité.
  • Parfois dues à une éducation / dressage cohercitif, incohérent, où "mater" l'animal est la règle.
  • Parfois du fait de la méconnaissance des maîtres de l'animal qu'ils ont adopté.
  • Parfois faisant suite à des surinvestissements relationnels et affectifs. L'animal est alors placé au rang de substitut affectif qu'il ne peut supporter : un chien ne remplacera jamais un enfant, une personne disparue... ou un autre animal !


Quoiqu'il en soit, le Comportementaliste s'adresse aux maîtres.
Pourquoi ? Parce que ce sont ces personnes qui vivent, entretiennent, développent, maintiennent sans le vouloir, une relation inadéquate à leur animal. Ce sont eux et seulement eux qui savent de quoi il en retourne.

Pourquoi nous appellent-ils ? Ils aiment leur animal.
Ils ne savent plus ni quoi ni comment faire, ils sont perdus, ne comprennent plus, ne mesurent pas l'importance de leur influence sur l'animal.

Quel est le rôle du Comportementaliste ?
Répondre aux attentes des clients... humains... mais comment et avec quoi ?
Il s'adresse à une personne désemparée, à une famille absolument perturbée par leur animal "qui reçoit tout l'amour de ses maîtres, et bien plus encore, et n'obtiennent pour toute reconnaissance que cette ingratitude, que ces comportements incompréhensibles..."
Voilà un discours très souvent entendu...

De deux choses l'une, ou le Comportementaliste tente d'essayer de trouver une réponse au symptôme, ce qui est à l'origine de la demande, ou il s'intéresse aux causes réelles des désagréments vécus, réponse adaptative de l'animal à ce qui est vécu, subit, bien au-delà de son seuil de sensibilité.
Dormir avec son chien, ne plus pouvoir s'en séparer, ne serait-ce que quelques instants... S'agit-il, face à cette relation fusionnelle, de donner comme conseil de "ne plus dormir avec l'animal", "de se détacher" ?
Si cela suffisait, cela se saurait... Nombre de personnes aujourd'hui qualifiées de comportementaliste, pensent que l'action est là... erreur, grossière erreur et insuffisance...

Qu'est-ce qu'une réponse adaptative ? Elle se manifeste par un comportement en correspondance à une situation vécue ne répondant pas à la satisfaction des besoins ataviques de l'individu. Cette situation est imposée à l'animal par l'homme. 
Sa responsabilité est à relativiser puisqu'il agit :

  • souvent dans l'ignorance et fait pour le mieux ;
  • souvent,  pour ne pas dire toujours, pour assouvir des besoins dont les limites sont posées par sa psychologie, d'où l'obligation d'y être sensibilisé, formé à minima. La relation humaine à l'animal est d'abord et avant tout affective ! 


Comment raisonner avec une personne perdue dans ses émotions ? CELA EST IMPOSSIBLE !
Imaginez-vous devoir être rationnelle au coeur d'une émotion qui vous envahit ! N'est-ce pas éteindre le feu avec de l'essence ?
Il n'y a pas plus énorme incohérence.

Comment faire et à partir de quoi ?  

  • Avoir la prétention de prendre en considération une relation n'est réaliste et réalisable que passant par la perception, la compréhension des au moins 2 polarités en présence. Ne se centrer que sur l'éthologie est totalement insuffisant. Il nous faut aussi comprendre et connaître les limites de l'homme, et en faire quelque chose !
  • Etre capable de liéer et relier tous les savoirs, dans une complémentarité absolue, de pointer comment une pensée, une émotion humaine influence la relation à l'animal qui, par ses comportements exprimés, devient la métaphore de la vie de l'humain.
  • Etre totalement conscient de la limite de ses compétences : ne jamais jouer aux apprentis sorciers avec des êtres vivants !

Vous êtes alors Comportementaliste EPC.


Quelques illustrations...